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Posted by on Juin 23, 2019 in Actualité nationale |

Qu’est-ce qu’une SOFICA et comment privilégier ce placement ?

Qu’est-ce qu’une SOFICA et comment privilégier ce placement ?

Depuis 1990, l’État subventionne la création cinématographique et audiovisuelle en accordant un avantage fiscal – réduction d’impôt – aux contribuables qui acquièrent des parts de SOFICA. Ces fameuses SOFICA – sociétés de financement de l’audiovisuel et du cinéma – participent au financement d’une centaine de films et de séries chaque année. 35 % de l’actif doit être investi dans des coproductions européennes et 65 % dans des films français.

   La SOFICA reçoit, en contrepartie, une quote-part – part qui revient à chacun dans une répartition – des revenus générés par le film ou la série. Lors de la dissolution de cette dernière, les fonds en sa possession seront redistribués aux souscripteurs.

    Les pouvoirs publics limitent radicalement la commercialisation des sociétés de financement de l’audiovisuel et du cinéma, en allouant une enveloppe de collecte maximale – 80 000 euros en 2018 – chaque année. Et la liste des SOFICA agréées est délivrée par le centre national du cinéma (CNC), après avis du Ministère du Budget. D’ailleurs la liste des entreprises agréées et l’enveloppe pour 2019 viennent tout juste d’être publiées. A Plus Finance Cinéma présente toutes les actualités du cinéma européen et français. Vous pouvez donc trouver la liste des entreprises agréées.

     Un produit de pure défiscalisation !

  L’avantage fiscal accordé est très attractif : les contribuables bénéficient d’une minoration d’impôt d’au moins 43 % de leur revenu net global et de 69 % de leur investissement dans la limite de 23 millions d’euros par foyer. Ce taux pourra être porté à 87 % quand la SOFICA place 15 % au moins de l’actif directement dans des entreprises de coproduction de films. Soit une réduction minimale de 11 millions d’euros. La minoration n’est acquise qu’à condition de conserver les parts – retenues ou effectuées – pendant sept ans au moins.

   De tous les produits de défiscalisation – FIP, FCPI, etc. – ce sont les sociétés de financement de l’audiovisuel et du cinéma qui présentent le profil le moins risqué.

  En premier lieu, la SOFICA participe au financement de 20 à 25 films – par an -, ce qui vient atténuer le risque. Puis, si ces fameuses sociétés n’ont pas le droit d’offrir une garantie en capital – et ce, depuis 2012 -, un dispositif d’adossement limite le risque. Ce dernier permet à l’entreprise de négocier avec le cinéaste – réalisateur de films ou de séries –  une garantie de rachat d’un investissement dans une série ou un film à sa valeur d’origine. Et les financements adossés peuvent représenter – avec certains investissements – jusqu’à 62 % de l’actif. On peut dire que c’est un vrai coussin d’amortissement en cas d’échec d’une série ou d’un film. Ainsi, la quote-part des revenus générés par la série ou le film et reversés à la société de financement de l’audiovisuel et du cinéma sera nettement moins importante. C’est pourquoi, sur les vingt SOFICA agréées en 2019, B Media Export 2001, La BP Image 7 (la Banque Postale) et A Plus Image 7 (fondée par la société A Plus Finance) ont préféré ne bénéficier d’aucun adossement.