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Posted by on Août 31, 2019 in Actualité Internationale |

La guerre en Syrie : l’avis d’un expatrié français sur la politique étrangère française

La guerre en Syrie : l’avis d’un expatrié français sur la politique étrangère française

Après la guerre, la série de bombardement et d’emprisonnements dans la capitale syrienne, des anciens expatriés français qui se trouvaient en Syrie, ont choisi de témoigner pour éclaircir certains points. Jean-Pierre Duthion, l’un des expatriés français qui a vécu 7 ans en Syrie, a profité pour aborder la politique étrangère française par rapport à ce qui s’est passé en Syrie, tout en évoquant sa reconversion d’entrepreneur à journaliste.

La guerre en Syrie

Selon l’ex-entrepreneur français, la Syrie est une vingtaine de communautés et de religions, un patchwork amalgamé grâce à un régime central extrêmement fort et dictatoriale. Toutefois, le gouvernement français a comparé la situation de la Syrie à celle de la Tunisie, un pays qui est majoritairement musulmans, et c’est là où la politique étrangère française s’est trompé sur ce qui se passe réellement en Syrie.
En effet, l’ambassadeur de France en poste en Syrie, lors du début de la guerre civile syrienne, Eric Chevalier, a donné une interview à un journal français en expliquant que ce qui se passe en Syrie ce n’est pas la révolte de révolutionnaires, mais ce sont plutôt des mouvements des frères musulmans et ce sont des islamistes qui sont derrière la charge contre le gouvernement en place.

Le Quai d’Orsay réagit

Néanmoins, ces déclarations ont dérangé le Quai D’Orsay, qui rappel l’ambassadeur, en le recadrant et en l’informant que ce qui se passe réellement en Syrie n’est pas ce qu’il a affirmé au journaliste.
Jean-Pierre Duthion, est l’un des rares journalistes français qui se trouve sur place et qui a pu déclarer dans le média, que le régime de Bachar Assad est un régime sanguinaire et dictatoriale. Le journaliste a tenu à critiquer le service de renseignement français, qui trouve qu’il est à un niveau d’amateur. « Parfois, le service de renseignement me demande des nouvelles sur des personnes que je sais pertinemment qu’elles sont mortes depuis plusieurs mois. Au début j’ai cru que c’était un teste comme c’était le cas avec d’autres services de renseignements avec qui j’étais en contact tels que les américains et les britanniques, mais après je me suis rendu compte que c’est vraiment pas un test, que le service de renseignement français n’a aucune information sur ces personnes » a affirmé le seul journaliste français se trouvant à Damas lors des bombardements.

En outre, le journaliste français a tenu à souligner que la presse française a eu toujours du mal à se distancier de la position prise par le Quai d’Orsay.