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Posted by on Oct 19, 2018 in Actualité nationale |

« Grâce à Dieu » le film qui retrace la parole des victimes

« Grâce à Dieu » le film qui retrace la parole des victimes

 

Tandis que le procès du Cardinal Barbarin, qui est inculpé d’avoir couvert les agressions sexuelles sur mineurs du père Preynat, s’ouvre à Lyon, François Ozon a présenté en avant-première son nouveau film le 11 décembre dernier. « Grâce à Dieu » est un film qui retrace les témoignages des trois victimes du père Preynat dont le procès est programmé le mois de mars prochain.
La sortie du film n’est pas encore confirmée
Alors que le réalisateur a programmé la sortie du film en mois de février prochain, l’avocat du Père Preynat, a demandé de reporter la sortie en salle de « Grâce à Dieu » afin d’éviter d’influencer l’opinion publiquesurtout que le procès du prêtre est pour le mois de mars prochain.
François Ozon avait recherché un sujet à développer en œuvre cinématographique portant sur la fragilité masculine. En découvrant l’association « La Parole libérée », qui a été formé afin d’aider les anciens scouts du groupe Saint-Luc dans la région Lyonnaise et qui a regroupé prés d’une centaine de victimes abusaient par le prêtre entre l’année 1976 et 1991, le réalisateur a donc décidé de créer une fiction qui porte sur les victimes du père Preynat.

Cette association, qui a été lancée par seulement deux victimes du prêtre, a pu recenser une centaine de victimes qui grâce à leur parole, ils ont pu continuer dans la démarche en obtenant la mise en accusation du prêtre, ainsi que de sa hiérarchie Cardinal Barbarin qui n’a pas pris les mesures afin de mettre fin à ces abus. François Ozon a voulu au début faire un documentaire portant sur les témoignages des victimes, mais finalement, il a opté pour une fiction. Le projet cinématographique a été soutenu et financé par SG Image ainsi que par A Plus Image la Sofica de A Plus Finance, afin que le film voit le jour.

Un magnifique film

Retraçant l’histoire de l’association, François Ozon a choisi trois victimes dont les vécus sont très différents permettant, ainsi d’assimiler les séquelles de ces abus pédophiles sur leur vie et histoire intime. L’habileté du réalisateur consiste à faire incarner parfaitement ces personnages bien réels, ainsi que tous leurs vécus par des acteurs afin de reconstituer les scènes non pas du crime, mais de leurs vies qui ont été corrompues.
De l’absence d’écoute, au déni des parents des victimes qui respectent encore trop l’autorité de l’église, chaque situation par laquelle sont passés les victimes ont été retransmis fidèlement par le réalisateur dans le film « Grâce à dieu ». Comme a affirmé, le responsable du financement de l’audiovisuel chez A Plus Finance, la Sofica qui a accepté de soutenir financièrement le film, « tout est vrai dans ce film des noms, aux faits, aux courriers, aux échanges de mails jusqu’à la phrase qui a été déclarée lâchement par le cardinal Barbarin « Grâce à Dieu, les faits sont aujourd’hui prescrits ! » ».